PRESENTATION RAPIDE DES MYGALES

La plupart des personnes sont terrifiées des que l'on parle d'araignées et personne ne pense vraiment a elles comme des animaux de compagnie tout a fait intéressants.

Les araignées appartiennent a la famille des Phylum d' Arthropodes tout comme les insectes (Insecta), les crabes (Crustacea) et les mille-pattes (Chilopoda). Leur origine remonte a l'ere Devon - il y a 390 millions d'années. Leur genese complexe a commencé il y a environ 350 millions d'années, a l'âge Carbonique , et se continue toujours. Si les hommes devaient disparaître, les Anthropods seraient toujours la! Ces animaux sont si différents par leurs formes, leurs tailles et leurs habitats - ils ont été trouvés dans des terriers, de l'eau, des forets tropicales humides et des déserts - presque n'importe ou dans des conditions minimales de survie. De nos jours, les Anthropods représentent 85 % de la vie animale sur terre.

Il faut savoir avant toute chose que les mygales sont, et restent, des animaux SAUVAGES et VENIMEUX. L'effet de mode et l'innommable trafic commercial amènent des idées fausses à proscrire. Sans doute avez-vous déjà entendu parler des "NAC" (Nouveaux Animaux de Compagnie), dont les mygales, reptiles et autres espèces exotiques seraient les dignes représentants ! Comme si une araignée ou un serpent pouvaient être domestiqués ("donne la papatte !")... Ridicule, et dangereux qui plus est.

Si vous partez avec l'idée d'élever à la maison une nouvelle bestiole à 8 pattes, dans le seul but de manipuler et triturer à chaque visite d'amis à épater, histoire de placer l'animal sur les gros doigts boudinés de la petite copine ou du vieil oncle terrorisé, vous faites erreur. Mettez-vous à la place de l'animal qui vous perçoit, vous représentez une menace potentielle et une importante source de stress pour lui, car ce dernier ne peut pas connaître de prime abord vos intentions.

Une mygale ne sera jamais un animal de compagnie, et les manipulations en élevage sont d'ailleurs à limiter au maximum
De plus, les animaux qui ne vivent pas à l'état sauvage sous nos latitudes nécessitent des exigences spécifiques qu'il faut connaître. Il est donc fortement recommandé aux néophytes de se renseigner au préalable sur les contraintes, les obligations sanitaires et les dangers inhérents à l'élevage. En résumé, si vous avez une subite envie de nouveauté ou de sensationnel, mieux vaut passer votre chemin

Le terme de MYGALE (n.f.) vient du grec mugalê, qui signifie "musaraigne" (de mus, rat, et galê, belette).

La description des mygales, comme de toute famille d'organismes vivants, fait appel à une science : la TAXINOMIE ou « Systématique des Espèces ». Cette science repose sur des lois permettant de classifier les êtres vivants selon une hiérarchie pyramidale, à l'aide de critères bien définis. La Taxinomie rend possible aujourd'hui une meilleure connaissance du monde des mygales, dont la variété d'espèces qui peuplent la Terre n'aura pas fini de nous émerveiller. Ainsi, les mygales sont classées de la manière suivante :



REGNE :
animal

EMBRANCHEMENT :
arthropodes

CLASSE :
arachnides

ORDRE :
aranéides

SOUS-ORDRE :
mygalomorphes

FAMILLE :
théraphosidés

SOUS-FAMILLE :
PRESENTATION RAPIDE DES MYGALES

# Posté le mercredi 09 novembre 2005 08:12

Modifié le lundi 04 juin 2007 13:52

les risques

les risques
Eh bien la nature a doté la mygale de moyens lui permettant de se défendre contre d'éventuels prédateurs d'une part (oiseaux, rongeurs, reptiles...), et de moyens utiles pour tuer ses proies d'autre part. Les mygales, comme toutes les araignées, possèdent donc à la fois des systèmes défensifs et offensifs, qui peuvent se révéler de redoutables armes en cas de besoin. En manipulant une mygale à mains nues, ce que je déconseille fortement, il faut que l'éleveur n'oublie jamais ce dont est capable une araignée de 20 cm d'envergure. Par ailleurs, certaines espèces de mygales sont beaucoup plus agressives que d'autres, rendant de toute façon les manipulations impossibles.

Le risque le plus évident concerne tout d'abord les crochets venimeux, qui peuvent avoir 2 actions fâcheuses en cas de morsure : une première action mécanique directe qui s'exerce par un mouvement de haut en bas des crochets, aiguisés comme des couteaux. La force des muscles qui animent les mouvements des chélicères est considérable, et l'épaisseur très réduite de notre peau, vous en conviendrez, ne résisterait pas une seconde. La deuxième conséquence d'une morsure peut être l'injection de venin, qui n'est pas systématique. Selon la morsure et les conditions dans lesquelles elle se produit, il y a aura plus ou moins de venin injecté dans la proie, ou dans le bras de l'éleveur imprudent... Plus la quantité de venin injecté sera importante, plus les effets seront nombreux et intenses. Il peut s'agir d'une vive douleur, puis d'un gonflement voire d'une paralysie temporaire du membre touché. Ces phénomènes peuvent s'accompagner de nécroses au niveau de la morsure. Dans tous les cas, ne pas hésiter à contacter son médecin, car des substances neurotoxiques contenues dans certains venins pourraient laisser des séquelles irréversibles sur une personne fragile.



Les risques que je vais détailler maintenant sont, quant-à eux, moins connus des amateurs. Il s'agit de l'action des poils urticants qui sont d'une efficacité redoutable, sur les autres animaux comme sur l'homme. Les mygales sont en effet dotées d'une pilosité importante sur toute la surface de leur corps, tant sur les pattes que sur l'abdomen ou le céphalothorax. Ces poils encore appelés soies, ont des fonctions très différentes, en particulier un rôle tactile important. Ils permettent la détection des vibrations, des déplacements d'airs, et également la reconnaissance de molécules indétectables pour l'homme, appelées phéromones, et qui se déplacent dans l'air. Mais un certain nombre d'espèces de mygales possèdent sur leur abdomen des poils urticants, capables de décourager n'importe quel gêneur. Ces poils urticants agissent selon 2 modes d'action : par projection (frottement des pattes postérieurs sur l'abdomen entraînant un nuage de poils urticants dans l'air), et par contact (le simple fait d'entrer en contact direct avec l'araignée provoque l'insertion des poils urticants dans la peau).

Les poils urticants peuvent provoquer de graves allergies chez l'homme, voire même des crises d'asthmes à force de contacts répétés. C'est en particulier pour cette raison qu'il est conseillé d'aérer régulièrement les pièces dans lesquelles sont entreposés de nombreux vivariums à mygales. Des salles trop hermétiques finiraient par concentrer les poils urticants dans l'air, augmentant les risques de troubles respiratoires chez l'homme, ainsi que de conjonctivites carabinées. Il faut savoir que certaines espèces de mygales peu dociles n'hésitent pas à « bombarder » l'éleveur importun (=projection d'un nuage de poils dans l'air ) à la moindre alerte. Il est alors conseillé d'utiliser un brumisateur ou pulvérisateur d'eau de façon à piéger les poils et les faire retomber au sol du vivarium.

S'ils sont inhalés, les poils urticants sont à l'origine de terribles rhinites allergiques. En contact direct avec la peau, ils provoquent une dermatite qui se présente sous la forme d'une prurite intense et d'un érythème pendant plusieurs jours. Il ne reste plus qu'à se traiter aux corticoïdes...
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# Posté le mercredi 09 novembre 2005 10:49

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Acanthoscurria antillensis
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# Posté le mercredi 09 novembre 2005 13:16

Modifié le mercredi 06 juin 2007 07:20

mygale

mygale
Acanthoscurria atrox decouverte en 1924 au brésil
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# Posté le mercredi 09 novembre 2005 13:24

Modifié le lundi 04 juin 2007 13:52

mygale

mygale
Acanthoscurria brocklehursti decouverte en 1896 au brésil
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# Posté le mercredi 09 novembre 2005 13:27

Modifié le lundi 04 juin 2007 13:52